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Le président libanais Joseph Aoun a annoncé son rejet catégorique de tout accord humiliant avec Israël, soulignant que l'objectif des négociations directes est de mettre fin à l'état de guerre. Aoun a formulé des critiques voilées à l'égard du Hezbollah, affirmant que la véritable trahison réside dans le fait d'entraîner le pays dans la guerre et non dans le fait de chercher à y mettre fin.
Le président libanais Joseph Aoun, lors de sa rencontre avec une délégation de la région de Hasbaya au sud, a souligné que sa position ferme repose sur le rejet de tout accord qui humilie le Liban, soulignant en même temps la nécessité de mettre fin à l'état de guerre avec Israël. Aoun a expliqué que les négociations directes visent à parvenir à un accord similaire à la Convention d'armistice signée en 1949, en se demandant si cet accord est considéré comme humiliant et en réitérant son rejet catégorique de tout accord humiliant. Dans une réponse voilée aux critiques du Hezbollah, qui qualifiait la négociation directe de « péché », le président libanais a dénoncé la responsabilité de ceux qui ont conduit le pays à la guerre pour sa décision de recourir à la négociation, soulignant l'absence de consensus national lors de la prise de décision de guerre. Aoun a souligné que la véritable trahison ne consiste pas à chercher à mettre fin à la guerre par la négociation, mais à entraîner le pays dans un conflit armé pour des intérêts extérieurs, en référence claire au rôle joué par le Hezbollah En déclenchant la confrontation, la position du président libanais s'inscrit dans le contexte du débat interne sur la légitimité des négociations directes avec Israël, alors qu'Aoun cherche à justifier cette tendance comme une étape nécessaire pour arrêter l'effusion de sang de la guerre et protéger les intérêts nationaux libanais.